Imaginer werther heureux
AVEC UN PEU D’HUMOUR, IMAGINER WERTHER HEUREUX…
Avec un peu d’humour, imaginez Werther heureux: Imaginez un être qui vivrait constamment amoureux, le plus souvent sous une forme fictive. La question est : Peut on faire de l’amour, in genere, abstraitement, l’idéal de son action vitale ?
Le « motif » de la rencontre amoureuse tient une place importante dans l’élaboration de ce projet. L’amour, en quelque culture que ce soit, consiste dans la formation d’un attrait irrésistible qui perturbe un échange social programmé. Nous répugnons de voir les frontières de notre existence individuelle franchie par un autre être alors que la rencontre amoureuse permet de sentir métaphysiquement poreux à une autre individualité. La rencontre amoureuse a aussi la possibilité de métamorphoser le passé. Je suis sans doute fasciner par cette magie. Nous appartenons à un monde d’où le sacré a reflué. Dante croyait que l’amour meut le soleil et les autres étoiles, c’est un élargissement cosmologique de l’érotisme. J’ai lu récemment que dans la Chine ancienne, l’obéissance à un sentiment passionné et l’écoute d’une musique merveilleuse sont toujours associés.
Une piste aurait était de prendre en quelques traits le « signalement » de l’acte amoureux : centrifuge, mouvement virtuel vers l’objet, continus et fluides. C’est un peu comme dessiner. Je veux dire l’acte de dessiner.
On connait tous la métaphore qui donne à Stendhal le terme de « cristallisation » : On abandonne dans les mines de Saltzbourg une branche d’arbre, on la reprend le lendemain et elle (s’)est couverte de cristaux irisés.
SMS STORY
J’avais idée avec sms story de rendre visuelles de vraies / « fausses » rencontres amoureuses, à travers l’experience des sms, donner à voir quelque chose de l’ expérience de leur évaporation.
Werther M. a beaucoup d’incertitudes à se définir comme artiste. Il oscille entre un terrain d’investigation à la lisière du monde et les résonnances du réel. Il propose chaque jour, dans ses installations, d’activer le lieu et son contexte. Comissaire d’exposition temporale au Leé, il organise, à leur insu, la restitution parcellaire et constellationnante du work in progress des résidants chercheurs du Leé. Mais que penserons les inspecteurs Leés de ce qui se donne à voir ? (…) à suivre …
Marcel Werther est il un plasticien post-moderne ? Il travaille sans se donner d’autres moyens que ceux des sites où il opère, ses installations ou/et environnements tentent d’activer à la fois le lieu et son contexte.
Dessinateur compulsif, Marcel Werther utilise un générateur de contenu. Ce qui ressemble au premier coup d’oeil à un carnet moleskine de série se révèle être pour Marcel Werther un outil ultra-technologique de transcription graphique et scripturale, la palette hypertextuelle d’un artiste embarqué dans son époque même si la caque sent le hareng.
On peut glisser quantité de petits bouts de papiers griffonnées dans un seul carnet : l’équivalent de ouatmilles giga et l’avantage du pluggin direct. L’apport des nouvelles technologies lui permet le plus souvent de planter son idée multi-media (image / texte / son) de départ pour expérimenter sans projet et perdre un maximum de temps. En quête de contraintes renouvellées, Marcel Werther travaille parfois sur son lit, sans même se déplier, parfois même sans manger, ce qu’il ne tente pas de justifier par une position déprécive. Cette esthétique singulière dans le champs plastique interroge les rapports à la procrastination séculière et régulière et son devenir dans les sociétés occidentales et labiales.
Par Romantisme radical post-adolescent ou par peur panique des pensées dogmatiques (?), Marcel Werther s’est toujours refusé à épouser aucun enseignement traditionnel, il le regrette lors d’une révolution récente à paraitre hier. Ces oeuvres de jeunesse, bilingue expriment son radicalisme dans des vidéos comme dans « j’en ai marre du chou, mon chou / I’m fed up with cabbage, mon chou » ou avec un sloggan récurrent « Marcel me harcèle » qu’il s’approprie et thermocolle sur des slips en coton bien avant que ce type de support ne se popularise.
Chercheur en dilettante au Leé dés 2011, il se spécialise rapidement dans les domaines du dé-scriptural, plus précisement dans les ratures et leés marges. Expert en cristallisation, il milite en autruiste pour offrir en open source ce processus qui remonte à Stendhal , à un public plus large.
quelques repères biographiques concernant Marcel Werther //
_ Marcel Werther est étudiant dans une école municipale d’art en France lorqu’il redécouvre le processus du CUT-UP en lisant W.Burrought, il s’empresse d’emprunter à son voisin une paire de ciseau et sacrifie deux éditions de poche, Mort à Venise et Les souffrances du jeune Werther dont il mâche les mots en salle d’édition pendant plusieurs années. Devenu accroc à l’encre il passe la plupart de son temps dans l’atelier de gravure. Il quitte l’école au sommet de sa gloire, félicité par le jury. Quelques années plus tard il devient lesbienne par choix politique.
C’est la même année qu’il rencontre Charlotte (il l’aimera toute sa vie) lors d’une conférence de presse sous le péristyle de la mairie, à l’occasion de la troisième édition des parcours d’artistes à Metz. Il ne fallait pas tant de colonnes à Oedipe pour qu’il la reconnaisse les yeux fermés : non, pas le maire à gauche, mais La Gradiva *1 toute droite, revenue du roman de Jensen.*2 C’est alors qu’il décide de ne pas se crever les yeux et esquive un rateau . Le philosophe Derrida lui transmet un axiome mundi essentiel qui lui permet d’échapper au suicide par l’éperon : le charme des femmes opère à dis-tanz ! , //
*1_ Il faut entendre La Gravida avec un accent lorrain car les freudians slips ne concernent que ceux qui les glissent (ndl)
* 2_Il s’est avéré peu de temps après les faits troublant énoncés qu’il s’agissait d’une dangereuse ballerine situationniste Russe, échappée d’une boite à musique ayant usurpé l’identité d’une jeune journaliste par reconnaissance vocale. On l’a arrêté pour dysexlie ( extrait du journal debord 2009) *_3
*3_Les recherches récentes sur les réseaux sociaux de l’époque ne permettent pas d’établir avec certitude l’identité de cette femme qui n’apparait qu’aux cotés d’une mouette empaillée ou assise au bord d’une piscine ce qui confirmerait la thèse d’un exil maritime et volontaire. Certains pensent qu’elle n’était pas danseuse mais violoniste, mais qu’elle avait un énorme violon.
Pièces récentes / Expositions
an tea table 2000, collage collé sur carnet à partir d’une photo argentique exposée deux fois, une à l’endroit, une à l’envers , par mégarde.
image //
in-titable 2010, expositions temporales sérielles réalisées au leé en janvier 2010, il fige des scènes d’atelier à l’occasion d’expositions temporales non régulières.
installation de dessins et gravure - Juillet 2009,
L’arcade qui surplombe le bas de la Jurue se trouvait à l’origine au bas de la rue d’ Enfer: cette porte fermait la rue, la nuit, au XVIe siècle. Dans cette rue étaient cantonnés les gens un peu turbulents, rien n’a changé ! Je remercie vivement l’association des amis de la Maison Rabelais de m’avoir sollicitée pour occuper ce lieu durant deux semaines.
C’est donc à l’angle de la rue d’ Enfer et de la Jurue que se trouve la maison où séjourna Rabelais entre 1545 et 1547. Il en reste les portes remontées contre un mur au fond du petit jardin. Rabelais exerça la médecine et esquissa dans cette maison son Quart-Livre de Pantagruel dans lequel il cite le Graouilly, le fameux monstre terrassé par le premier évêque de Metz, saint Clément. Au fond du jardin se dresse un bâtiment connu sous le nom de chapelle Saint-Genest où il m’a été offert d’exposer, un hôtel particulier gothique construit aux XIIe-XIIIe siècles dont les Chevaliers de Malte furent propriétaires de 1565 à la Révolution.
La marelle (de merel, mereau, XIIe s., “palet, jeton, petit caillou”) ou palet, est un jeu pratiqué par les enfants, le plus souvent dans la cour de récréation.
J’ai commencé par dessiner sur le sol une marelle qui va de terre à ciel. Après avoir lancé un caillou, j’ai progressé alors dans les différentes cases à cloche-pied, tout en évitant, les cases où se trouvaient les pierres, ainsi que d’empiéter sur les lignes du tracé. Il semblerait que dans ce jeu le gagnant soit celui qui le premier arrive à placer son galet sur le neuf et à effectuer le parcours…





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black hattitude.